Printemps dans les vignes

Bourgeons de mai, remplis le chai !

Lorsque, en avril, les premières feuilles tendres pointent le bout de leur nez sur les ceps de nos vieilles vignes de cabernet âgées de 70 ans et que les coquelicots s'épanouissent, les joies du printemps deviennent visibles. Aujourd'hui, début mai, on peut observer chaque jour la croissance de nos vignes. Dans les cas extrêmes, un seul sarment peut pousser jusqu'à 10 cm par jour pendant cette période !

Le principal travail dans les vignes en mai est donc l’« ébourgeonnage » des pousses, afin de garantir une récolte de qualité. Lors d’un ébourgeonnage réalisé dans les règles de l’art, les sarments en surnombre dans la partie fructifère et les pousses sauvages sur le tronc sont enlevés à la main afin d’éviter les blessures dues aux coupes et de ne pas perturber la circulation de la sève dans les sarments. En conservant certains sarments de manière ciblée, le vigneron expérimenté a ainsi la possibilité de planifier à l’avance les sarments fructifères et la taille pour l’année suivante.

Jusqu’à présent, l’année s’est révélée prometteuse pour nous. Nous avons bien surmonté les périodes de gel. Lors d’une semaine critique en avril, marquée par des gelées tardives nocturnes, notre équipe a mis en place, nuit après nuit, des bottes de paille et du fumier de cheval à des endroits stratégiques, puis les a brûlés au moment opportun dans le cadre d’une action concertée avec notre voisin.

L'approvisionnement en eau était également satisfaisant. Notre station météo a enregistré 427 mm de précipitations depuis le début de l'année. À Paris, on n'en a enregistré qu'environ 120 mm sur la même période. Nous préférerions donc éviter les fortes pluies en mai et en juin qui, avec la hausse des températures, augmentent le risque de maladies fongiques.

Croisez les doigts pour nous, cette année pourrait être bonne !